Tenir la création par la main : la mission d’Yvette Taï-Coquillay et de Natacha Bakala au sein du Labo International.

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De gauche à droite : Yvette Taï-Coquillay et Natacha Bakala

Souvenez-vous, il y’a quelques mois, My « Elle » Pages a assisté à l’édition anniversaire du Labo International (Retrospective sur le labo International), un évènement qui rassemblait divers créateurs des quatre coins du monde. À travers le Labo International, My « Elle » Pages a accueilli Hapsatou Sy, Yvoire de Rosen, Glam Ethnik by Ayden, Oumar Dicko Mahamane Mark, Awaxland… Ces découvertes ont été une merveilleuse expérience. Parmi les personnes qui ont permis l’existence du Labo International , j’ai eu l’opportunité d’interviewer deux femmes qui y occupent des postes clés et dont l’expérience mérite d’être relevée.

Je vous présente Madame Yvette Taï-Coquillay, directrice du Labo International et Natacha Bakala, Consultante en charge de la relation avec les Achats. Merci mesdames de votre passage sur My « Elle » Pages. Je suis ravie de vous compter parmi mes « Elle ».

Les interviews d’Yvette Taï-coquillay et de Natacha Bakala sont ici. Bonne lecture Ladies.

 

Yvette Taï-Coquillay répond aux questions de My « Elle » Pages.

 

Bonjour Yvette, pouvez-vous nous raconter la naissance du Labo International ? Comment cette idée a t-elle muri et comment l’avez-vous concrétisé ?

Le Labo Ethnik de son ancien nom, est né avec l’envie de présenter les créateurs africains aux professionnels de la mode et au public, c’est partager l’Afrique par la mode. J’ai commencé en 2006 avec la 1ère vente & défilé de Juneshop réalisée à Montreuil. Il y’avait plus de 1000 personnes et les filles s’arrachaient les vêtements sur les portants ! Et c’est à ce moment-là que j’ai compris que le public avait envie de voir plus de créateurs afro et des défilés. J’ai vu la demande. C’est là que j’ai compris qu’il y’a un créneau et c’est parti ainsi.

Comment arrive t-on à organiser un événement comme le Labo International, réunissant autant de créateurs de renom ?

On y arrive, avec la passion pour la mode, quand on est convaincu de la créativité africaine et être très bien entouré ! Le Labo Ethnik s’est monté grâce à une équipe de base solide de 6 personnes en 10 ans (François Coquillay, Djoe Dunoyer, Natacha Bakala, Alvina Karamoko et koko Cougis)

Comment avez-vous vécu chaque année organisée ?

Chaque organisation est stressante mais qui donne envie de vivre 2 fois plus !

L’édition du 11 juin 2016 a été le 10ème anniversaire du Labo International. Quelle est votre retrospective sur ces 10 années ?

Pour moi les 10 ans c’était un combat en France! Convaincre le monde que la mode afro existe et elle a un avenir. Nous avons présenté en France des créateurs talentueux tels que : Thula Sindi, Ituen Basi, Jacob Kimmie, Christie Brown, Chicha London, Maxohsa, Taibo Bacar, Martial Tapolo, Anggy Haïf, Alex Rotin, Artsi Ifrach, Paul Hervé Elisabeth, Kevin O’Brian, Olivier Couturier… La liste est très longue, voir sur le site http://www.labointernational.com/

Y’aura t-il une suite à l’aventure ? Sous quelle(s) forme(s) ?

Après ces 10 ans de mise en lumière par le Labo Ethnik, nous préparons une nouvelle formule. Les prochaines éditions du Labo International Fashion & Trends (L.I.F.T) de son nouveau nom. Cette formule vous sera révélée plus tard.

En dehors du Labo International, comment se composent vos activités ?

Je suis consultante pour des organisateurs d’évènements en Afrique.

My « Elle » Pages a pour vocation de valoriser la femme noire. Quel peut être votre message à l’attention des femmes noires aujourd’hui ?

Il n’y a pas de femme noire, il n’y a pas de femme blanche : il n’y a que des FEMMES !

 

My « Elle » Pages interviewe Natacha Bakala.

 

Madame Bakala pouvez-vous vous présenter ?

Natacha, passionnée de mode, j’ai travaillé pendant 8 ans auprès de groupes comme Le Printemps, YSL Beauté ou PUIG (Nina Ricci Paco Rabanne…). En plus de la vente, j’ai ainsi découvert le monde du Luxe à travers le service Achats, les Bureaux de styles et le marketing. Acheteuse professionnelle, il était important pour moi d’oeuvrer pour une meilleure visibilité des Créateurs issus de la diversité et les conseillers pour mieux vendre leurs collections. C’est ainsi que j’ai rejoint Yvette Taï sur le LABO.

À quoi consiste votre poste au sein du Labo International ?

Au sein de l’équipe du Labo, je suis Consultante en charge de la relation avec les Achats. Mon action est de dénicher avec Yvette Taï les Créateurs les créateurs qui vont répondre aux critères de choix des bureaux d’Achats tels que Neiman Marcus, la SAPAC Printemps, le Bon marché ou encore Lambert&Associés. Créer un vrai contact commercial lors de leurs visites au salon. Nous n’hésitons pas à voyager. Partir en Afrique du Sud à la rencontre de créateurs comme Christie Brown, David Tlale ou encore la marque de maroquinerie Oshh découverte sur les bancs de la fashion week de Londres.

Quelle est votre ambition à travers cet événement ?

Le Labo est précurseur car il a permis de mettre en pleine lumière des Créateurs, pour la majorité, issue de l’Afrique et des Caraïbes. Véritable tremplin, un élan avant d’attaquer de plus gros marché, le Labo a su montrer la richesse de la diversité à travers la mode, le design.

Quel est votre bilan de cette édition spéciale. On le rappelle, il s’agissait du 10ème anniversaire du Labo International. Que pouvez-vous nous dire ?

Le Labo a vu naître une nouvelle génération de créateurs, de mannequins mais aussi de photographes, de magazines aussi. Cette belle plateforme a ouvert des portes insoupçonnées et beaucoup d’évènements se sont créés au fur et à mesure autour des Créateurs du « Labo ». C’est un pari gagné pour Yvette Taï. Je compte sur elle pour être aussi visionnaire sur les dix prochaines années!

Quel est votre meilleur souvenir de l’édition 2016 ?

Revoir sur le podium les créateurs des débuts comme Alex Rotin qui a depuis sa propre boutique à Paris. Génial!

 Vous relanceriez-vous dans l’aventure si c’était à refaire ?

  À 200%!!

Que se passe t-il après le Labo International pour vous ?

Je continue mon rôle de coaching auprès des Créateurs.

En tant que femme noire, quel est le message que vous pourriez adresser à d’autres femmes noires ? 

Il est important pour moi de laisser une empreinte positive de la femme noire que je représente et surtout au delà des apparences apprendre à s’entraider et créer une vraie unité.

Voilà les filles, nous fermons définitivement la page de l’édition 2016 du Labo International. Rendez-vous pour d’autres évènements et surtout plus de « Elle ».

Bisou, bisou…

My « Elle » Pages.

 

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